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J’ASPIRE
J’aspire à voir la lumière
Avec ceux qui l’ont retrouvée,
Se recherchent la vie entière,
Se découvrent à l’âge d’aimer.
J’aspire à hisser les couleurs
Sur l’arc-en-ciel de la vie,
Garder l’homme au cœur des valeurs
Et le cœur pour seule patrie.
J’aspire à chanter les louanges
Du courage qui masque la peur,
De ceux qui se battent et dérangent
Pour bâtir un monde meilleur.
J’aspire à lever le mystère
De la vie des rêves, redonner
Le pouvoir à l’imaginaire,
Le désir de se redresser.
J’aspire à l’odeur de la terre,
La nature recomposée,
Même les tourbillons de poussière
Donnent des raisons d’espérer.
J’aspire à souffler sur le feu,
Sur les braises d’une paix fragile,
A maudire quand sous les cieux
Le religieux coiffe le civil.
J’aspire à trouver le passage
De la théorie à l’action,
La pâleur diffuse du visage
Qui recherche l’inspiration.
J’aspire à fouiller les décombres
Où tout se défait et s’en va
Vers ce qui pèse, nous encombre,
Et garder le meilleur de soi.
J’aspire à remettre et parfaire
Le travail sur le métier,
A permettre dans le savoir faire
A la main de se déployer.
J’aspire à marcher dans les pas
De ceux qui pensent d’abord
A bannir le chacun pour soi,
Partager les règles, les efforts.
J’aspire à créer, donner corps
Aux idées des forces nouvelles,
Dans leurs premiers pas vibre encore
Le vertige de l’Eternel.
J’aspire à donner confiance
Aux hommes de bonne volonté,
Délivrer des croix l’espérance
De Le voir et Le rencontrer.
J’aspire à trouver des réponses
Aux questions qu’on ose poser,
Donnent du sens et renoncent
A courir après le passé.
J’aspire à tout ce qu’on devine
Sous l’emprise des sens féminins,
A soumettre l’âme féline
Aux désirs de mâles desseins.
J’aspire à rester près de toi ;
Rien ne m’oppresse, ne me lasse
Dans l’entrain des petites joies
Et des grands bonheurs qui passent.
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I ASPIRE
I aspire to see the light
With those who found her,
Look for themselves the whole life,
Confide at the age of love.
I aspire to hoist colors
On the rainbow of the life,
To keep the man in the heart of the values
And the heart for only homeland.
I aspire to sing the praises
Of the courage which masks the fear,
Of those who fight and disturb
To build a better world.
I aspire to raise the mystery
Of the life of the dreams, to restore
The power in the imagination,
The desire to stand up.
I aspire to the smell of the earth,
The recomposed nature,
Even swirls of dust
Give reasons for hoping.
I aspire to blow on the fire,
On the live charcoals of a frail peace,
To curse when under heavens
The religious puts on the civilian.
I aspire to find the passage
From the theory to the action,
The diffused paleness of the face
Which looks for the inspiration.
I aspire to search rubble
Where everything comes undone and goes away
Towards what weighs, blocks us,
And to keep the best of one.
I aspire to put again and to perfect
The work on the loom,
To allow with ability
To the hand to spread.
I aspire to walk in the steps
Of those who think at first
A to banish the each for one,
To Share rules, efforts.
I aspire to create, to give substance
To the ideas of the new strengths,
In their first steps still vibrate
The Eternal’s dizziness.
I aspire to give confidence
To the men of willingness,
To free from the crosses the hope
To see Him and meet Him.
I aspire to find answers
To the questions which we dare to put,
Give meaning and give up
Runnig after past.
I aspire to all that we guess
Under the influence of the feminine senses,
To subject the feline soul
To the desires of male intentions.
I aspire to stay near you ;
Nothing oppresses me, tires me
In the spirit of the small enjoyments
And of the big happiness which pass.
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