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THE HEADBAND

Charitable hands seize
Those who strike at random,
Guide the traveler in the black,
Pass on to him the rules of the Art.

The tests enlighten, reveal
The course of a fighter,
Under the glance white of stars,
On the road of the overtaking.

Be in peace with itself,
Not at war with the others,
Say to his Brothers : I love you,
To hear : you are ours.

If you look for, you will find
Which founds your existence,
The source of life and enjoyment,
And the flower of the knowledge.

A voice rises in the East,
Its mouth of shade invites us
To raise eyes straight front,
Says : let him see and llet him meditate !

The rays of a spot of light
Spread farther the neglects,
The trouble of a world to be redone,
Over the ruins of the resentment.

The imprint is the one of the absence,
In all the sectors of the life,
Until the space, the escheat,
The big day of a sad night.

One is alone in front of itself,
In the unbridled unlimitedness ;
How to recognize what we like,
When we are not ready, accepting it ?

In this liegeman’s universe,
We move only to counted steps ;
Nothing is measured, obliges itself,
Everything arrives just at the right moment.

The essential is behind
Which recognizes us, waits for us ;
Beyond the mirror, mystery !
Let everything begin again now !

Let the men in brotherhood
Celebrate the time of the Alliance ;
In the opened or closed chain,
Sisters and Brothers enter in resonance.

The eye concentrates in the shade,
Holds its horizon at the mercy,
Far from marks without number,
We learn to say thank you.

We guess an internal circle
Attracting in its transparency,
In the surrounding wall of the values run away
The glances full of silence.

We touch the heart which forgives,
And the flesh of the beloved ;
In the ether all give way
To taste the vacuity.

Everything joins, runs in the center,
Where everything disappears, everything is reborn, Returns to
its source, to its cave ;
Never I shall forget it !

LE BANDEAU

Des mains charitables s’emparent
De celles qui frappent au hasard,
Guident le voyageur dans le noir,
Lui transmettent les règles de l’Art.

Les épreuves éclairent, dévoilent
Le parcours d’un combattant,
Sous le regard blanc des étoiles,
Sur la route du dépassement.

Etre en paix avec soi-même,
Pas en guerre avec les autres,
Dire à ses Frères : je vous aime,
Pour entendre : tu es des nôtres.

Si tu cherches, tu trouveras
Ce qui fonde ton existence,
La source de vie et de joie,
Et la fleur de la connaissance.

Une voix s’élève à l’Orient,
Sa bouche d’ombre nous invite
A lever les yeux droit devant,
Dit : Qu’il voie et qu’il médite !

Les rais d’une tache de lumière
Etalent plus loin les manquements,
Les histoires d’un monde à refaire,
Sur les ruines du ressentiment.

L’empreinte est celle de l’absence,
Dans tous les secteurs de la vie,
Jusqu’au vide, la déshérence,
Le grand jour d’une triste nuit.

On est seul face à soi-même,
Dans l’immensité débridée ;
Comment reconnaître ce qu’on aime,
Quand on n’est pas prêt, l’accepter ?

Dans cet univers d’homme lige,
On n’avance qu’à pas comptés ;
Rien n’est mesuré, ne s’oblige,
Tout arrive à point nommé.

L’essentiel est là derrière
Qui nous reconnaît, nous attend ;
Au delà du miroir, mystère !
Que tout recommence à présent !

Que les hommes en fraternité
Célèbrent le temps de l’Alliance ;
Dans la chaîne ouverte ou fermée,
Sœurs et Frères entrent en résonance.

L’œil se concentre dans l’ombre,
Tient son horizon à merci,
Loin des repères sans nombre,
On apprend à dire merci.

On devine un cercle intérieur
Attirant dans sa transparence,
Dans l’enceinte enfuie des valeurs
Les regards emprunts de silence.

On touche le cœur qui pardonne,
Et la chair des bien-aimés ;
Dans l’éther tous s’abandonnent
Pour goûter à la vacuité.

Tout se rejoint, roule au centre,
Où tout disparaît, tout renaît,
Retourne à sa source, à son antre ;
Jamais je ne l’oublierai !

© e-solve 2006 |