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LES VOYAGES (2)
Sous le dais du Trois Fois Puissant
Repose la clé du devoir,
Du retour aux sources d’avant
Les ruptures et les désespoirs.
Le devoir est d’aimer, d’agir,
Dans les lieux d’enfer et de culte,
Sans cesser de se découvrir,
D’assagir enfin le tumulte.
Dans ce monde tout à refaire,
En mal de relais, de passeurs,
Le verbe aimant se fait chair,
Défenseur des causes, des valeurs.
Il parcourt à pas réguliers
Le chemin des bornes de pierres,
Qui deviennent les escaliers
Et les strates de l’imaginaire.
Il dessine la rose des vents,
Le changement du vœu en vouloir,
Eve sous la pomme d’Adam
Qui nous donne la force de croire.
Le Très Sage au loin se précise,
Ceint de la lumière des îles ;
Tout se dévoile dans l’assise
Des grands voyageurs immobiles.
Les traits chargés d’espérance
Le pèlerin leur montre la voie ;
Ses errances, ses turbulences,
Font les chants des hommes de foi.
Ils s’avancent bardés de signes,
De l’Orient jusqu’au Saint des Saints,
Se relèvent pour se rendre dignes
D’abriter l’Insigne en leur sein.
Des rayons clairs se devinent
Au Delta sublime qu’ils désignent,
Les touchent si fort qu’ils s’inclinent
Se découvrent ensemble, se signent.
Leurs gestes deviennent prières,
Hymnes à l’Amour, à la joie,
Dans la chaîne des Sœurs et des Frères
Au pieds du Calvaire, de la Croix.
Ils proclament le sens des causes
Et la connaissance en mouvement,
Les espaces qui se superposent
Dans la concordance des temps.
Ils goûtent les bancs d’une école
En re-création, sans consigne,
Ecoutent le cœur des symboles
Parler le langage des signes.
Ils sortent des sens interdits
Pour aller en pèlerinage
Jusqu’au bout d’eux-mêmes en sur-vie,
A l’emblème du nouvel âge.
Et qu’importent les barbes grises
Qui se jouent du noir et du blanc ;
Aux adeptes du lâcher prise,
A l’équerre, de relever le gant.
Formons la chaîne qui ose,
Et parcourt les degrés du Rite ;
Un parfum d’Amour se dépose,
Vient des roses qui se méritent.
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JOURNEYS (2)
Under the canopy of The Right Worshipful Master
Rest the key of the duty,
The return to basics before
The breaks and the despairs.
The duty is to love, to act,
In the places of hell and cult,
Without stopping confiding,
Quietening down finally the tumult.
In this world everything to redo,
In relay lack, of boatmen,
The liking verb make himself flesh,
Defender of the causes, the values.
He crosses in regular steps
The road of stony borders,
Which become staircases
And strata of the imagination.
He draws the rose of winds,
The change of the wish to wanting,
Eve under the Adam’s apple
Which gives us the strength to believe.
The Sovereign far off becomes clearer,
Put around some light of islands ;
Everything comes to light in the sat
Of the big immovable travelers.
The features loaded with hope
The pilgrim shows them see ;
His wanderings, his turbulences,
Make the singings of the men of faith.
They move barded by signs,
By the East up to the Saint of the Saints,
Get up to make deserving
Sheltering the Mark within them.
Clear beams guess
In the sublime Delta which they indicate,
Get them so hardly as they bow
Confide together, cross themselves.
Their gestures become prayers,
Hymns in the Amur, in the enjoyment,
In the chain of the Sisters and the Brothers
In feet of the Calvary, the Cross.
They proclaim the sense of the causes
And the knowledge in movement,
The spaces which overlap
In the concordance between the times.
They enjoy the benches of a school
En re-creation, without order,
Listen to the heart of the symbols
Speaking the language of the signs.
They take out no-entry signs
To go to pilgrimage
Up to the end of themselves in survival,
Just the emblem of the new age.
And what does it matter the grey beards
Which deride the black and the white ;
The followers of the release grip,
In the set square, to raise the glove.
Let us form the chain which dares,
And crosses the degrees of the Rite ;
A perfume of Amur settles,
Comes from roses who deserve.
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