Chair
J’ai croqué nue sur la plage
Dans la chair du coquillage
Le sel crissant sous la dent
Au bord de la mer, sous le vent
J’ai rêvé d’étroits passages
D’aventures de naufrages
De la puissance des courants
Dans les vagues de l’océan.
J’ai chanté la fleur de l’âge
La liberté qui surnage
L’appel du large enivrant
Les sirènes et leurs soupirants
Cœur
Je goûte à ces turbulences
Enivrantes aux rondes des sens
Aux saveurs des cœurs délivrant
Leurs essences quand le soir descend
J’écoute ta bouche qui lance
Des appels en quête de sens
Tes lèvres s’entrouvrent inspirant
Des ondes de souffle brûlant
J’entends le Verbe qui s’élance
Dans ta gorge l’Etre en puissance
Les caresses en liesse du vent
Les chants du monde apparent
Esprit
La mer a tracé sur le sable
Des formes rondes capables
De donner du sens au présent
D’où surgit notre entendement
C’est la femme sans accessoire
L’homme sans histoire sans gloire
Le mystère de l’enfantement
En son ventre Au commencement
C’est le cycle de l’existence
Tout finit tout recommence
Au centre la porte du temps
L’éternel oubli de l’instant
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