Dors mon amour sur l’oreiller
De mes plumes légères et tendres
Emportée par le mal d’aimer
Sans penser à te défendre
Dors mon amour au cœur blessé
Mes mots caressent tes paupières
Tes cils avant de me glisser
Dans tes rêves la nuit entière
Dors mon amour l’or et l’éther
Dorent les nuages de ton sommeil
Les pastels de velours éclairent
Le noir qui tache t’émerveille
Dors mon amour à cœur ouvert
Le temps s’étire loin du réveil
De l’autre côté de la terre
Dans les cieux brille le soleil
Dors mon amour il faut songer
A sortir des limbes des ondes
Dans les bras serrés de Morphée
Le mystère féconde le monde
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