Elle joue la fille éperdue,
Et le doigt posé sur la langue
Savoure le fruit défendu
De l’amande au cœur de sa gangue.
Elle célèbre de l’aube au couchant
Le culte de la vulve du monde,
Les élans d’ivresse, les chants,
La fête des sens, la ronde.
Elle offre au ciel ses reins,
La grande prêtresse du destin
Du doigt nous montre le chemin,
Les voies de l’éternel féminin.
Elle entrouvre une plais béante
Où palpite ouvert l’écrin,
Le bouton de rose qui hante
Les esprits du mal et du bien.
Elle sort des perles une à une
De son ventre clair enivrant,
Des colliers qui cherchent fortune
Loin de ce repère fascinant.
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MODIGLIANI |