Elle se déploie quand elle danse,
L’onde avance à pas de géant,
Les regards enlacent l’immense
Dame de rivières de diamants.
Elle défile avec insolence
Devant des parterres d’amoureux
Transis d’attente, d’impatience ;
Elle danse la femme et le feu.
Elle se fait dune, sable chaud ;
Une main caresse l’ondine
Et chacun des grains de sa peau
Jusqu’à l’oasis qu’on devine.
Elle découvre par en-dessous
Des rondeurs suaves en double,
Ses seins, dentelles et dessous
Sèment le bien-être et le trouble.
Elle se dévoile si souvent
Qu’elle sécrète des turbulences,
Se révèle toute en coups de vent
Sous les jets de lumière intense.
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Karin Völker |