Elle marche sous les frondaisons
Où coulent des rais de lumière
Au fil des heures, des saisons
Monte l’odeur de la terre
Ses pieds caressent la mousse
Un bouquet de fleurs à la main
Elle renaît, se ressource
Elle cultive son jardin
La nature inscrit ses repères
Au fond d’elle-même, en secret
Elle y trouve des éphémères
Et découvre où tout disparaît
Elle chasse les jours passés
A braver le sort incertain
Sans le dire elle sait compter
Sur le coup de main du destin
Elle reste la femme attendue,
Celle qu’on entoure aux beaux jours
Qu’elle garde des fruits défendus
L’ardente envie d’Eve d’amour
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Claude MONET |